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FOI TOGO : 10 ANS D’EXISTENCE ET QUEL BILAN ?

L’Association Foi Togo fait l’état des lieux de la lutte qu’elle a mené au cours d’une décennie d’existence à travers la conférence publique qu’elle a organisé ce 5 mai 2022 à Lomé en présence des autorités publiques administratives, sanitaires et traditionnelles.
En effet la bataille contre le trafic des faux médicaments qui se développe dans le marché illicite n’est pas une petite affaire. Foi Togo en s’impliquant dans cette celle-ci ; a certainement contribuer à réduire sensiblement les effets néfastes d’un tel phénomène. Phénomène parce que la pratique existe plusieurs dizaines d’année et les efforts colossaux déployés au Togo et partout dans le monde n’ont pu l’arrêter.
C’est à juste titre que Foi Togo pour les 10 ans de lutte contre le marché illicite et trafic des faux médicaments au Togo s’interroge et repose la question suivante : Quelles actions pour protéger la santé et l’économie des populations ?
Une telle interrogation signale la puissance des organisations mafieuses qui alimentent un tel phénomène. Il faut reconnaitre que le trafic illicite et le marché des faux médicaments rapporte énormément de devises et des capitaux. Et que les trafiquants dans ce domaine commercial sont très forts disposant des moyens très importants et des relations très solides.
A l’issue des échanges qui ont meublé la rencontre. Nous pouvons retenir qu’ « en 10 ans ce qui a changé c’est que la population reconnait que le seul endroit où il faut acheter les bons médicaments c’est dans les officines de la pharmacie. De même les premières autorités étatiques ont vraiment pris conscience que le problème de faux médicaments est vrai réel dans notre pays.. La preuve en janvier 2020 il y a eu un sommet à l’initiative du Président de la république. Voilà les avancées que nous avons constatées et notre lutte a donné. Cette une lutte qui implique l’économie. En réalité lorsque je prends la population à la base ; lorsque le pays est pauvre la population est pauvre. Lorsqu’on prend les faux médicaments d’autres pathologies sont créées, et vont faire dépenser plus. Aujourd’hui on peut dire qu’il y a pas d’argent et on va acheter des faux médicaments dans le circuit illicite ; demain vous allez avoir des pathologies qui vont vous amener à dépenser des centaines mille en francs CFA .Et Dieu seul sait si vous aller recouvrer votre santé. Et aussi les soignants doivent prendre conscience que les faux médicaments pullulent partout. Il y a une dame qui sait fait soigner pendant quelques jours dans un centre de santé dès son retour à la maison, elle a développé d’autres pathologies très dangereuses qui l’ont conduit à l’hémodialyse. Quand on parle de hémodialyse c’est la douleur, ces sont des dépenses. C’est pourquoi nous disons que ça touche également l’économie des populations. » a déclaré Monsieur Alexandre BADJAGOMA, Président exécutif de l’association Foi Togo.
Donc la cérémonie de ce jour consiste à montrer ce que Foi Togo a fait durant les 10 ans . Et ces responsables comptent multiplier les communications et informations médiatiques et accentuer les communications avec les autorités sanitaires, les décideurs.
En somme : « la lutte contre les faux médicaments est une affaire qui concerne toutes les couches sociales et les structures des toutes les administrations. L’Etat a mis en place des institutions dont l’ordre des pharmaciens et aussi au sein du ministère il y a une direction qui est dédiée à la gestion des médicaments, c’est la direction des pharmacies, des laboratoires et des médicaments. A travers ces structures, l’ordre des pharmaciens en garantissant l’accès à la profession pharmaceutique pour s’assurer que ceux qui manipuleront les médicaments sont des personnes compétentes dont on a le contrôle.de leurs activités. C’est déjà une partie de la lutte. Maintenant à travers la direction des pharmacie, elle est en collaboration avec la douane et le ministère de la sécurité pour essayer de mener des actions coordonnées pour éviter l’importation et la circulation des faux médicaments. » a affirmé Monsieur Hainga Passama , Secrétaire Général de l’ordre National des pharmaciens au Togo
Donc il est important de sensibiliser la population sur le danger de consommation de ces médicaments « Plus on consomme plus on encourage ce fléau. Ce qu’on peut dire à la population c’est s’adresser aux personnes reconnues par l’Etat et qui peut manipuler les médicaments. Et qui connaissent leur bonne qualité. Par ailleurs je ne peux pas dénoncer l’automédication car les conseils donnés par les pharmaciens dans leurs officines rentrent dans l’automédication mais qui est autorisée.et orientée. Mais ce qu’on refuse c’est qu’à l’initiative des patients qui prennent eux même des médicaments c’est ce qu’on refuse. Donc s’adresser à un professionnel de santé qui pourra donner les conseils pour orienter au besoin. »
Certaines pharmacies sont accusées de s’approvionner dans le circuit illicite. « En tant que Secrétaire général, je ne cautionne pas cette allégation. Et s’il arrivait qu’il y a des preuves qu’on a trouvé un acteur en pharmacie qui s’approvisionne dans le circuit illicite ; la loi est là. On le sanctionne. La sanction peut aller jusqu’au retrait de diplôme où il n’exerce sera plus jamais. »
Certains infirmiers refusent de soigner les patients qui n’achètent pas les médicaments chez eux « Oui, Nous sommes au courant et ça va au-delà du refus de soigner les patients. Il s’agit d’un problème pécunier et à la fois éthique. Malheureusement nous constatons qu’il y a certains acteurs soins de santé qui comptent s’enrichir et enrichir leur structure en s’impliquant dans la vente des médicaments ce qui fait qu’ils veulent obliger certains patients à prendre leurs stocks . nous sommes au courant de ce problème. Un travail est en train d’être fait avec toutes les organisations à savoir l’ordre des médecins, associations des assistants médicaux, des infirmiers. Un travail de sensibilisation pour présenter à tous les risques qu’ils encourent car la population a ses droits. Si un problème se pose l’acteur encourt jusqu’à l’emprisonnement. » sont les mots de conclusion du secrétaire général.
Autant d’informations et de sensibilisation pour renseigner les populations et les professionnels de soins véreux sur le trafic illicite et les faux médicaments.

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