Publié par La Redaction mis à jour le 15/05/20

Les réponses togolaises à l’annonce de la crise alimentaire et nutritionnelle 2020


Face à l’annonce de la crise alimentaire et nutritionnelle 2020 il urge d’agir ensemble, maintenant et de manière coordonnée
Une des réponses collégiales est la Task force régionale pilotée par la CEDEAO en synergie avec l’UEMOA et les membres du Réseau de prévention des crises alimentaires(RPCA) se mobilisent pour agir rapidement et mettre en œuvre, de manière coordonnée et alignée, différentes initiatives. Cette plateforme d’information facilite le partage d’informations sur l’évolution de la crise, les plans nationaux de réponse.
En effet : Environ 11.4 millions de personnes sont en besoin d’assistance immédiate en mars-mai 2020 dans les 13 pays analysés de la région du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest : 5.1 millions au Nigéria, 1.6 million au Niger et 1.6 million au Burkina Faso. La situation alimentaire et nutritionnelle reste préoccupante dans les zones touchées par le conflit, notamment dans le bassin du lac Tchad, la région de Liptako-Gourma ainsi que dans le nord et le nord-ouest du Nigéria.
En juin-août 2020, 17 millions de personnes (6.2 %) risquent d’être en situation de crise ou pire, dont 1.2 million en situation d’urgence , auront besoin d’une assistance alimentaire et nutritionnelle immédiate pendant la soudure, si les mesures nécessaires ne sont pas prises à court terme ; soit plus du double du nombre de personnes touchées en année moyenne. Cette aggravation est essentiellement due à la situation sécuritaire.
Les crises sanitaire et sécuritaire pourraient faire basculer quelque 51 millions de personnes supplémentaires (actuellement sous-pression) dans une situation de crise alimentaire. De nombreuses mesures visant à répondre à la crise sanitaire ont des impacts imbriqués à court, moyen et long termes sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Sahel et en Afrique de l’Ouest.
La malnutrition aiguë persiste dans la région et affecte près de 2.5 millions d’enfants de moins de 5 ans dans le Sahel. Les mauvaises pratiques nutritionnelles et l’insuffisance de réponses préventives, la fermeture des centres de santé et l’arrêt des activités courantes de gestion de la malnutrition aiguë en sont les principales causes.
Au regard de ces constats des plans nationaux de réponse.
Ainsi, Six pays (Burkina Faso, Cabo Verde, Mali, Niger, Sénégal et Tchad) ont initié leurs plans de réponses 2020 pour un montant total de plus de 400 milliards de F CFA (61 millions d’euros). Leur mise en œuvre se heurte aux graves difficultés budgétaires des États et de mobilisation de ressources externes. Les membres du RPCA exhortent les États avec l’appui de leurs partenaires à :
• Prioriser et accélérer la mise en œuvre coordonnée des réponses en faveur des populations en situation de crise et d’urgence, y compris la prévention de la malnutrition aiguë des enfants de moins de cinq ans ;
• Mettre à jour les plans de réponse 2020, en y intégrant les conséquences de la pandémie de coronavirus ;
• Mettre en place des mesures anticipatives et de contingence face au risque acridien ;
• Prendre des mesures anticipatives de veille et d’assistance au profit des 50 millions de personnes sous pression alimentaire risquant de basculer dans la crise des suites des effets cumulés des crises sécuritaire et sanitaire.
De nombreux pays sont en train d’élaborer ou de mettre à jour leur plan national de réponse pour assister les populations vulnérables, assurer le bon fonctionnement des systèmes locaux d’approvisionnement alimentaire et relancer la production agricole locale.
Au Togo : un plan de réponse agricole pour soutenir les producteurs togolais
M. Noël Koutera Bataka, ministre togolais en charge de l’agriculture, de la production animale et halieutique, a annoncé le 27 avril 2020 un plan de réponse agricole face à la pandémie de Covid-19 visant à augmenter les niveaux de production et de productivité. Le plan est composé de trois piliers en phase avec les mesures d’accompagnement de la campagne agricole 2020-21 : 1) soutien aux équipements agricoles (labour, enlèvement des souches et kits d’irrigation) ; 2) promotion d’une meilleure gestion de la mobilité de la main-d’œuvre à travers une agence spécialisée ; et 3) des crédits subventionnés pour les intrants à taux zéro. Les crédits aux intrants ciblent neuf cultures (coton, maïs, riz, soja, sésame, gingembre, tomate, oignon et piment).



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