Publié par La Redaction mis à jour le 11/12/20

Journée mondiale de la lutte contre le SIDA dans le contexte de la pandémie de la COVID-19 au Togo


Le monde entier a célébré la Journée Mondiale de lutte contre le SIDA, édition 2020 sous le thème : solidarité mondiale et responsabilité partagée. Au Togo le lancement des festivités a été marqué par une conférence-débat autour d’un sous thème intitulé : la lutte contre le VIH dans le contexte de la pandémie de la COVID-19.
Organisé par le Secrétariat Permanent du Conseil National de lutte contre le Sida et les Infections Sexuellement Transmissibles (SP/CNLS-IST), cette conférence débat a vu la participation d’une trentaine de participants impliqués dans la riposte au VIH. Entre autres les partenaires financiers, les responsables des organisations de la société civile de lutte contre le VIH et les journalistes.
Cette conférence débat a été officiellement lancée par le Coordonnateur National du SP/CNLS-IST, Prof. Vincent PITCHE. Dans son allocution introductive, le Professeur a présenté la situation de l’épidémie du VIH en 2020 dans le monde et au Togo et a fait ressortir l’impact de la pandémie de la COVID 19 sur la riposte au VIH.
La prévalence au Togo est stable depuis 5 ans et est estimée à 2,1% en 2019 avec 114 000 PVVIH. En matière de l’élimination de la transmission du VIH de la mère à l’enfant, le taux de couverture géographique des sites PTME est de 84% et plus de 76% des femmes enceintes séropositives attendues en 2019 avaient reçu des traitements ARV. Plus de 76 000 de PVVIH sont sous traitement antirétroviral.
Dans le cadre des objectifs des 3×90 de l’ONUSIDA adopté par notre pays, 69% de PVVIH connaissent leurs statuts VIH (1er 90), plus de 97% des PVVIH qui connaissent leur statuts VIH étaient sous traitement (2ème 90), ce qui montre que la quasi-totalité des PVVIH qui connaissent leurs statuts ont été sous traitement. Au niveau du 3ème 90, un défi reste à relever en ce qui concerne l’augmentation de l’offre de services de la charge virale.
Par ailleurs, des communications ont meublé cette conférence-débat.
• La solidarité internationale et responsabilité partagée présentée par Dr Eric Verschueren, Directeur pays de l’ONUSIDA au Togo.
A travers cette présentation, Verschueren a fait ressortir la position générale de l’ONUSIDA par rapport à la COVID 19 et les personnes séropositives. Pour sa part : « la COVID 19 étant une maladie sérieuse, toutes les PVVIH doivent respecter l’ensemble des mesures préventives afin de minimiser leur exposition au virus de la COVID-19 et d’éviter toute infection. A l’instar de la population en général, les personnes âgées vivant avec le VIH, les personnes séropositives ayant des problèmes cardiaques ou pulmonaires sont potentiellement exposées à un risque plus élevé de contracter le virus et de développer plus de symptômes. Il est recommandé à toutes les PVVIH d’entrer en contact avec leur médecin afin de disposer des médicaments en quantité suffisante pour éviter toute rupture de traitement ».
• Impact de la pandémie de la COVID-19 dans la gestion des intrants médicaux par le Programme National de lutte contre Sida, les hépatites et les IST au Togo.
Ce thème a été par développé par le Prof. Claver Anoumou DAGNRA, Coordonnateur National PNLS-HV-IST.
Dans son intervention, le Professeur a fait le point de la situation des ARV depuis l’arrivée du corona virus et ses conséquences sur la rupture de stocks des ARV. Prof. DAGNRA estime qu’il serait souhaitable d’envisager la production des ARV sur le continent et la disposition de stock tampon ARV et intrants de laboratoire pour la sous-région ouest africaine.
Par ailleurs, une autre, communication développée par Mr. WADE Souley Directeur Régional Afrique de l’Ouest et du Centre de FHI 360 a porté sur la mise en œuvre d’un projet VIH au Togo dans le contexte de la COVID-19 : cas du projet PEPFAR.
Pour lui : il faut une adaptation face à la COVID-19 et cela devra se faire en collaboration étroite avec la partie nationale à travers :
• L’accompagnement des sites partenaires : communication, mise à disposition des équipements de protection, sensibilisation
• Le dispositif virtuel : coaching, réunions, suivi des patients, plateforme WhatsApp, atteinte des cibles (populations clé) via les réseaux sociaux, etc.
• Le renforcement des activités de dépistage communautaire ou « hors sites de prise en charge » : porte à porte, index testing, adaptation des horaires, etc.
La dernière communication porte sur la perception de l’impact de la Pandémie de la COVID-19 par la société civile.
Cette dernière communication a été Co présentée par Dr MABOUDOU Angèle Conseillère en Information Stratégique à l’ONUSIDA Togo et le Président du Réseau des Associations de lutte contre le VIH/SIDA, M. Augustin DOKLA.
Il ressort que :
• La pandémie de la COVID-19 a eu des effets sur l’offre et la demande des services VIH (baisse de la fréquentation par peur du covid 19)
• La covid-19 a entrainé des ruptures de stock des Anti rétroviraux
• La Covid-19 a entrainé un impact socio-économique sur les PVVIH : perte d’emplois, baisse de revenus et quelques cas de violation des Droits de l’Homme ont été relevé.
En rappel, c’est en octobre 1988 que l’OMS a proclamé le 1er décembre 1988 « Journée Mondiale de lutte contre Sida » avec le thème « associez-vous à l’action mondiale » avec pour slogan le sida, parlons-en !



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